Gaël Buldgen
Prix des Amis de l'Université de Liège 2024
Gaël Buldgen est Chargé de Recherche FNRS au Star Institute, dans le groupe d’Astrophysique Stellaire Théorique et Astérosismologie.
Ses recherches
Ses travaux portent sur la modélisation de la structure interne du Soleil et des étoiles à l’aide des oscillations qu’ils présentent. On parle de sismologie solaire (héliosismologie) et stellaire (astérosismologie). De façon similaire à la sismologie terrestre, l’observation des oscillations des étoiles est l’unique voie d’accès aux détails de leur structure interne. Ces observations, effectuées depuis l’espace, permettent de les utiliser comme de véritables laboratoires de physique dans des conditions impossibles à reproduire sur terre. Le travail de G. Buldgen consiste d’une part à développer des nouvelles techniques afin d’exploiter les données de qualité exceptionnelle obtenues ces dernières années et d’autre part, à les utiliser afin d’améliorer les modèles théoriques simulant la structure et l’évolution des étoiles. L’enjeu ne concerne pas que les étoiles elles-mêmes, mais également la caractérisation des exoplanètes, leurs interactions avec leur étoile hôte et la datation des populations stellaires dans la galaxie (appelée aussi archéologie galactique). La physique stellaire est une sorte de couteau Suisse de l’astrophysique. Les modèles d’évolution stellaire sont des ingrédients fondamentaux de l’étude de l’Univers, d’une part, grâce à l’accès qu’ils fournissent à son évolution temporelle, et d’autre part, en tant que laboratoires de physique fondamentale permettant d’améliorer notre compréhension des phénomènes qui le régissent.
Sa vie de chercheur En un mot? ... la plus grande partie de mon travail consiste à développer des techniques d’inversion permettant d’inférer les propriétés d’une étoile à partir des observations disponibles. En un chiffre ? ... Température dans le soleil où nos modèles théoriques semblent mis totalement en défaut. En un lieu ? ... Je suis un usager quotidien du bus et c’est souvent là que j’ai eu mes meilleures idées.Inversions
2.200.000
Le 48 (bientôt le B2)
Retour sur son parcours
Gaël Buldgen a commencé, en 2008, un Bachelier en Sciences Physiques à l’Université de Liège, suivi d’un Master en Sciences Spatiales. Diplômé en 2013, il a entamé une thèse financée par le FRIA (FNRS) sous la direction du Prof. M-A Dupret et du Dr. D. Reese. Il a défendu sa thèse en 2017 et est parti pour l’Université de Birmingham, dans le groupe des Profs. W. Chaplin et A. Miglio. En 2018, il a reçu le prix de la meilleure thèse en physique stellare de l’Union Astronomique Internationale et a quitté Birmingham pour rejoindre l’équipe du Prof. G. Meynet à Genève. Il y est resté plus de 5 ans grâce à l’obtention d’une bourse Ambizione du Fonds National Suisse qui lui permit de superviser avec succès sa première thèse de doctorat. Depuis mai 2024, il est de retour à Liège comme Chargé de Recherche du FNRS. Ces dernières années, il s'est fortement impliqué dans la préparation des missions de l’ESAPLATO et ARIEL et coordonne la candidature de la mission HAYDN pour la Belgique.
Garder la tête froide, saisir les bonnes opportunités et s’entourer des bonnes personnes. Ecouter les conseils des chercheurs plus expérimentés, surtout en matière d’équilibre travail – vie privée.
Ses projets pour l'avenir
Sa priorité pour l’avenir est de renforcer les interactions entre la physique stellaire et la physique théorique. Les modèles stellaires requièrent des données atomiques de qualité et les observations dont nous disposons nous permettent de contraindre les propriétés de la matière dans des conditions extrêmes. Son intention est de renforcer la position de l’ULiège dans ce domaine grâce aux contacts qu'il a pu établir dans plusieurs grands laboratoires dans le monde (Los Alamos, Sandia National Laboratories, CEA Saclay). Dans le contexte actuel, maintenir un réseau collaboratif et un dialogue continu entre les instituts dans le monde lui semble être le meilleur atout afin de maintenir une recherche indépendante et de qualité.
En ce sens, son premier souhait est de poursuivre son parcours académique à l’ULiège avec sa propre équipe, dans l’espoir de perpétuer l’héritage de physique stellaire théorique d’illustres prédécesseurs comme les professeurs P. Ledoux et A. Noels.
